Obligation

La preuve du consentement : contenu et conservation

CR Camille Royer 25 août 2026 2 min de lecture
En résumé

Le professionnel doit conserver la preuve du consentement pendant au minimum trois ans. Cette preuve comporte la date, l'heure et les informations transmises au consommateur lors du recueil. Elle doit être mise à la disposition du consommateur sur simple demande, et présentée en cas de contrôle.

Que doit contenir la preuve ?

  • La date et l’heure du recueil du consentement.
  • Les informations transmises au consommateur à ce moment : identité du professionnel, objet de l’appel, durée de validité.
  • L’élément matérialisant l’acte positif du consommateur.

Combien de temps faut-il la conserver ?

Trois ans au minimum. Cette durée est distincte de la durée de validité du consentement, qui est d’un an au maximum : un consentement peut donc être périmé pour appeler, tout en devant encore être conservé comme preuve.

Validité du consentement : un an, c’est le droit d’appeler. Conservation de la preuve : trois ans, c’est l’obligation de pouvoir se justifier. Un système d’information qui purge à douze mois expose l’entreprise à ne plus pouvoir prouver ce qu’elle a fait.

À qui la preuve doit-elle être communiquée ?

Au consommateur, sur simple demande de sa part, et à l’administration en cas de contrôle. La communication au consommateur doit être possible sans formalité particulière.

Quelles conséquences pour l’achat de leads ?

Puisque la preuve incombe à celui qui appelle, un lead acheté doit être livré avec sa preuve de consentement, dans un format exploitable et archivable. Un acheteur qui ne reçoit qu’un nom et un numéro n’est pas en mesure de se défendre en cas de contrôle.

Des leads conformes, avec la preuve livrée

Chaque lead livré par Prospect.fr inclut son enregistrement d'appel, son consentement horodaté et ses métadonnées de conformité.